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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 14:17

Nouvelles et évènements (d’avril 2009 à février 2010) :

 

Général

Les fonds restant du prix Rolex permettront à l’école de fonctionner encore un an. Nous sommes donc engagés dans une rechercheintensive de fonds .

Les autorités locales n’apporteront sans doute pas de soutien supplémentaire ou peu, parce que c’est la région la plus pauvre de la Sibérie et parce que les Evenks ne sont pas dans cette région au premier plan des attentions du Gouvernement local, ceci même si nous avons le soutien de la direction régionale du Département pour l’Education.

La nouvelle loi fédérale russe sur la propriété et l’usage de la terre oblige les Evenks à payer une taxe pour des pâturages qu’ils parcourent pourtant depuis des siècles. Cela donne lieu à toutes sortes de réorganisations, de jeux d’autorités politico-économique, de pressions sur les nomades, ce qui est très inquiétant. Aujourd’hui, plus que jamais, les Evenks ont besoin de savoir défendre leurs droits.

 

Assurer un enseignement supérieur aux parents

Outre le financement des salaires des professeurs, des fournitures et des appareils électroniques, les fonds servent aussi à payer la formation des femmes qui le désirent, dans l’université de la capitale locale. En échange, elles devront assurer trois ans d’enseignement dans l’école nomade. Actuellement, deux d’entre elles, épouses d’éleveurs de rennes ayant jusqu’ici travaillé dans l’école comme aide-institutrices, peuvent réaliser leur cursus par correspondance. L’une d’elles avait commencé l’année dernière et est aujourd’hui en deuxième année. Toutes deux partagent leur temps entre leur travail d’enseignante dans la taïga et leurs déplacements dans les villes de la région pour leurs enseignements et leurs tâches administratives de coopérative familiale. Elles tentent de trouver des solutions pour conserver leurs pâturages, malgré la nouvelle loi, et échapper ainsi à l’emprise des commerçants locaux qui ont acheté une partie des droits à la terre. Incontestablement, l’école nomade, outre la création d’emplois et le fait d’être favorable au développement des enfants et à la conservation de la culture, a un rôle stimulant.

AL a formé l’une des jeunes du village à travailler par internet. Elle doit participer à un séminaire  de formation à Moscou et à Genève.

 

Nouveaux recrutements

Une nouvelle enseignante a été recrutée. Evenke, parfaite locutrice de l’évenk, elle vient d’un village voisin. Elle a fait ses études à Saint-Pétersbourg et est appréciée par tous ses élèves. Elle passera une saison (environ trois mois) dans chacune des sections de l’école, afin de prodiguer des cours et de former davantage à l’enseignement les instituteurs locaux et les parents.

L’école est réorganisée sur la trame de l’organisation locale traditionnelle. Afin d’optimiser et de rendre plus autonome l’école nomade, AL a engagé Galina Ivanovna, une femme évenke jouissant localement d’une haute autorité. Formée aux spécificités de l’école, elles ont constitué avec AL un cahier des charges avec les informations nécessaires pour 2009-2010.

                              

 

Réussites diverses

Pour des raisons d’effectif administratif de l’école du village, le directeur a demandé que les CP restent au moins le premier semestre à l’école du village. Ils prennent ainsi également conscience de ce qu’est une école sédentaire. On peut constater, comme l’année dernière, que les enfants de l’école nomade sont mieux préparés au CP que ceux qui restent au village. Notons aussi que ces enfants pratiquent couramment la langue évenke.

L’image de l’école nomade change auprès des enseignants de l’école du village. La fille de Svetlana, Vera (que l’on voit dans le film « L’Ecole nomade »), qui avait bénéficié de la préparation scolaire dispensée par sa mère, est rentrée en septembre dernier en CP et est la meilleure de sa classe. Son enseignante actuelle, une Russe, ne tarit pas d’éloge à son sujet et félicite sa mère pour son travail. Vera trouve l’école facile et ne comprend pas pourquoi les autres enfants ne connaissent pas les réponses. Elle, lève tout le temps le doigt pour répondre. Sa sœur Nastia, âgée de cinq ans, sait déjà lire. Svetlana Vassileva, remise en confiance par ces succès, a décidé d’entamer des études d’enseignante de la petite école (depuis octobre 2009) et d’ouvrir une coopérative familiale. C’est essentiel et nouveau qu’un enfant nomade soit perçu avec une telle image positive par les enseignants villageois. C’est très important pour le développement ultérieur de l’enfant qu’il puisse se sentir performant et qu’il ne connaisse pas de sentiment d’infériorité.

Autre succès, le petit Andrej Isakov (9 ans, également présent dans le film) est maintenant maître dans l’art de la lecture intensive et des mots croisés, outre le fait d’être un parfait locuteur de l’évenk. Après avoir lu tous les manuels scolaires de A à Z, il a, paraît-il, lu tous les livres de littératures russe et évenke se trouvant dans les greniers aériens dans la taïga, y compris des ouvrages scientifiques sur l’ethnographie des Evenks qu’AL avait laissé à ses parents, il y a plusieurs années. Les parents d’Andrej sont inquiets de le voir perdre goût à la lecture et à l’instruction lorsqu’il sera contraint dans un an de rejoindre l’école du village (tenté par la télé et les jeux vidéo). Déjà, en CP, il était le lecteur le plus rapide de sa classe. Andrej, qui reste toujours très attaché à ses parents, pourra peut-être décaler d’un an sa rentrée en internat.


Alexandra Lavrillier 

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Published by Véronique - dans dernières nouvelles
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